fren
Faire un don Consulter la galerie vidéo Adresse

L'accès à l'eau comme priorité absolue !

Malgré les efforts consentis par les nombreux acteurs de par le monde, 2,5 milliards de personnes n'ont toujours pas accès à des toilettes saines et propres.

Les maladies diarrhéiques sont en effet, encore en ce 21ème siècle, l'une des causes majeures de mortalité infantile.

Par ailleurs, les études ont démontré que les petites filles ne pouvant protéger leur intimité dans les établissements sans latrines, préféraient rester chez elles.

Financer l'assainissement et en particulier la construction de latrines propres et sécurisées permettrait donc de sauver des vies et d'améliorerait la fréquentation des filles à l'école.

 

L'eau, c'est précieux

 

Recouvrant 71% de la surface du globe, l'eau est une source vitale pour chacun d'entre nous (la proportion d'eau douce ne représente que 2,8%). Malgré cette évidence, l'accès à l'eau potable n'est pas une réalité quotidienne pour des milliards d'êtres humains.

 

Le droit à l'eau potable, salubre et propre est " un droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l'homme. " ISSAMA partage cette vision et mène des projets des sensibilisation et des plaidoyers d'accès à l'eau, d'assainissement et d'hygiène depuis l'an 2011, convaincue qu'un simple traitement de l'eau et la mise en place d'installations sanitaires de base peuvent en effet sauver des vies, avec un accompagnement adéquat aux changements de comportements.

ISSAMA se joint au quotidien aux objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) afin de réduire la mortalité infantile, par son plaidoyer par ses sensibilisations en France et au Mali.
 

3,6 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées à l'eau non potable et à un environnement insalubre. Pour mettre fin à cette hécatombe silencieuse, première cause de mortalité au monde, ISSAMA relance son plaidoyer afin que les Nations unies et les Etats membres prennent maintenant les décisions qui s'imposent.


Par la voix de son président le Dr Blaise Guiakora, ISSAMA demande aux communes et collectivités de commencer par revoir sérieusement les chiffres de référence cités par l'ONU et de centrer leur évaluation sur l'accès réel à l'eau potable.


Parce qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort pour des millions de personnes, il faut aussi faire de l'accès durable à l'eau potable, à l'hygiène et à l'assainissement, une priorité à part entière des Objectifs du Millénaire du Développement (OMD) qui seront redéfinis en 2015.


Avec notre plaidoyer et avec votre aide, et principalement les futurs élus, nous comptons bien influer sur la déclaration fixant les nouveaux objectifs pour les 15 ans à venir, qui sera votée au siège de l'ONU à New York, pour que le combat contre l'eau insalubre devienne l'affaire de tous. '' Ce plaidoyer est un moyen d'action, un levier et une espérance", explique le Président d'ISSAMA.

 

Enfin, reconnaître l'eau insalubre comme première cause de mortalité dans le monde

 

 

3,6 millions de personnes meurent chaque année de causes liées à l'eau insalubre (diarrhée, choléra, typhoïde, hépatite...). Il est urgent de lutter contre ce fléau plus efficacement.

 

 

1) Revoir sérieusement les chiffres de référence cités par les Nations unies

 

 

Les Nations unies font indéniablement progresser l'accès à l'eau dans le monde. Mais leur évaluation selon laquelle 783 millions d'êtres humains n'auraient pas accès à l'eau potable n'est pas juste. Selon des études sérieuses, ils sont en fait près de 3,5 milliards à boire chaque jour de l'eau dangereuse ou de qualité douteuse. L'ONU doit revoir ses modes de calcul et sa communication à ce sujet.

 

 

2) Faire de l'accès à l'eau, à l'hygiène et à l'assainissement une priorité à part entière des Objectifs de Développement du Millénaire (OMD ) des Nations Unies pour la période 2000-2015

 

 

Ils ne constituent aujourd'hui qu'une cible secondaire (cible C) de l'objectif 7 dédié à l'environnement, alors qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort pour des millions d'êtres humains. C'est donc une priorité majeure qui doit à l'avenir constituer un objectif à part entière.

 

3) Augmenter significativement les fonds de l'Aide Publique au Développement (APD) affectés à l'accès à l'eau potable, à l'assainissement et à l'hygiène.


Ces fonds doivent plus que doubler. L'effort de la communauté internationale a été de 7,4 milliards de dollars en 2008, dont 3,5 en prêts et 3,9 en dons, là où il faudrait au moins 18 selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Mais 95 % de ce budget est affecté sous forme de prêts à des pays émergents solvables. Nous proposons de consacrer au moins 15 % de ces 600 millions d'euros à des dons pour des situations d'urgence humanitaire pour sauver des vies.

 

4) La loi Oudin Santini

 

5e contributeur dans le monde, la France a fortement augmenté sa contribution ces dernières années grâce à la loi Oudin Santini votée en 2005, avec un montant de 600 millions d'euros. Nous invitons les communes et collectivités territoriales pour celle qui n'applique pas encore la loi de voter son application . Ces fonds ainsi récoltés au titre de la loi Oudin Santini seraient proposer aux organisations de solidarité internationale référentes en la matière leur donnant la possibilité de subventionnée les actions en faveur de l'accès a l'eau, hygiène et l'assainissement.

 

5) Accroître les fonds dédiés aux crises humanitaires

 

Apporter rapidement l'eau potable et l'assainissement aux populations menacées par les maladies liées à l'eau (diarrhée, choléra, typhoïde...) est une priorité absolue en cas de conflit, de catastrophe naturelle et de déplacement de population.

 

6) Coordonner les institutions responsables pour organiser efficacement la transition des phases d'urgence vers les phases de reconstruction puis de développement.

 

Dans les situations de crise, nous pouvons témoigner que le lien entre les phases d'urgence, de reconstruction et de développement fait défaut parmi les institutions financières responsables qui doivent se coordonner pour mieux secourir les populations en danger avec leurs partenaires (ONG, agences, ...).

 

7) Créer un mécanisme international d'information fiable et à jour

 

Cet outil devrait indiquer l'état et la répartition des besoins, les engagements internationaux pris et les actions réalisées, et présenter le suivi des objectifs à atteindre dans un rapport public régulier sur internet.

 

8) Faire que le droit humain à l'eau potable voté par les Nations Unies devienne une réalité

 

Les propositions de notre plaidoyer ont pour objectif d'accélérer la réalisation effective du droit humain à l'eau voté par les Nations unies le 28 juillet 2010.

EN CHIFFRES

L'EAU INSALUBRE, PREMIÈRE CAUSE DE MORTALITÉ

  • 50 % de la population mondiale n'a pas accès à une eau potable
  • 1,9 milliard de personnes n'ont d'autre choix que de boire une eau dangereuse
  • 3,6 millions de personnes meurent chaque année de maladies hydriques (choléra, typhoïde) ou liées à un environnement insalubre (paludisme, fièvre noire...)
  • 3 millions d'entre elles sont âgées de moins de 15 ans.
  • 1,5 million d'enfants de moins de cinq ans meurent de simples maladies diarrhéiques
  • 2,6 milliards de personnes ne disposent pas de latrines
  • 1 milliard d'entre eux défèquent encore à l'air libre

Rejoignez-nous pour donner encore plus de poids à ce plaidoyer !

 

Sources :

> Article de Gérard Payen publié dans Le droit à l'eau potable et à l'assainissement, sa mise en œuvre en Europe. Sous la direction d'Henri Smets. Editions Johanet. Janvier 2012.
> OMS. http://www.who.int/fr/